20 novembre 2012

Quel sens de la journée internationale de l'enfant donnons-nous à l'enfant en RD Congo?

En cette journée internationale de l'enfant, où tous les enfants du monde  seraient au centre de réflexion des adultes pour l'évaluation  de l'application de leurs droits, en R.D Congo, les enfants sont entrain de subir des violations graves jusqu'au plus pire de traumatismes. Ils subissent les conséquences des volontés des adultes loin de comprendre leur besoin, qui soit leurs respect et leurs garantir  un environnement protecteur.
La journée internationale de l'enfant du 20 novembre 2012, a été célébrée timidement sur toute l’étendue de la République, plus tristement pour les enfants de Goma qui l'ont vécu dans un climat de désarroi, d'abandon total suite à la guerre qui sévit cette région.
Dans les conflits armés interminables en RD Congo, les enfants et les femmes sont toujours des premières victimes, non seulement parce qu' en cette situation, leur vulnérabilité est directe, mais aussi car, les enfants sont des sujets inconscients se trouvant à la merci de décisions barbares des adultes qui bafouent complètement leur existence, encore plus fort leur droits. 
Les déplacés de Goma
Un enfant déplacé  abandonné à Kanyarucinya


Nombre sont des traitements inhumains dont ont été victimes les enfants congolais , notamment, utilisés toujours comme soldats dans les conflits armés en le soumettant à des pratiques immorales et prohibées, utilisés comme des boucliers humains et éclaireurs pendant des guerres. Ils  sont initiés à la pratique de tueries, de consommation des stupéfiants, alcool et exploitation sexuelle. ect
Un groupe Mai-mai dans le N-Kivu
Un enfant soldat de 8ans


Les enfants congolais n'échappent même pas aux enlèvements comme peut le confirmé la déclaration du porte parole  adjoint de l'ONU, Eduardo del Buey lors de la conférence de presse de ce mardi 20 novembre à Goma, tombée sous contrôle des rebelles du M23,"le M23 a blessé des civils, poursuivi les enlèvements d'enfants et de femmes, détruit des propriétés et intimidé les journalistes et ceux qui ont tenté de résister à leur avancée".
Notre action, en tant qu'acteur de la protection de l'enfance en vu de promouvoir leur droits, nous estimons que la question de l' enfance en R D.Congo doit être prise avec un sérieux sans relâche. Nous ne cesserons de clamer l’innocence des enfants dans les peines et les violations perpétrées que peuvent les infliger gratuitement les adultes.
Les autorités congolaises, au haut niveau, devront soutenir les associations de protection de l'enfance à atteindre leurs objectifs qui contribuent à la promouvoir les droits des enfants en RD Congo, pour un meilleur développement des enfants en société. 
Ce jour du rendez-vous de l'enfant du monde,  au Congo le sens de la journée  est difficile à expliquer aux enfants,où l'accès à l'école, à la nourriture, aux soins de santé est inexistant. 
Une école primaire dans le Nord-Kivu

Nous lançons un appel au gouvernement congolais ayant ratifié la convention internationale des droits des enfants, de prendre ses responsabilités de garant de la sécurité des populations et de leur biens dont fait partis entièrement les enfants. 
Il ne pourrait pas être perdu de vu de son rôle en tout état de cause pour garantir pleinement un cadre favorable à un bon épanouissement de l'enfant congolais.
Communication Eadev-RDC
Augustin V






15 novembre 2012

Les acteurs des actions humanitaires n'échappent plus aux actes de banditisme en territoire de Beni

La vigilance doit être un réflexe des acteurs humanitaires en territoire de Beni

Une monté de tension est observée sur toute l’étendue de la zone d’intervention suite aux multiples incidents sécuritaires enregistrés ça et là. A coté de la justice populaire, l’état sécuritaire a été caractérisé par des cas d’enlèvement, des cambriolages des maisons, le recrutement des jeunes au sud de Lubero, des affrontements armés entre FARDC et groupes armés, des braquages sur des routes, des embuscades sur des convoies  humanitaires et des tracasseries sur des civiles par des hommes en armes. Cette situation occasionne des incidences sur nos programmes et nos bénéficiaires.
-Il se fait remarqué un bon nombre de bénéficiaires n' ont pas été prise en compte dans le ressencement  suite à l' inaccessibilité pour des raisons sécuritaires.
-Le risque   de voir des jeunes bénéficiaires déstabilisés, re-récrutés par des groupes armés qui ont trouvé un moyen d' utilisé l’argent comme un appas reste élevé.
En outre, Il convient  de relever les incidents de sécurité suivant en guise d’éveil sécuritaire dans la zone:
Le 30 Octobre, à CANTINE/Mabalako (ouest de Beni) 2 staff de l’ONG solidarité ont été attaqués par des bandits armés non autrement identifiés, ceux-ci ont ravi argent, 2 téléphones ainsi qu’une radio Motorola
Hier mardi, autour de 14h00 une équipe de l’ONG MAAMS a échappé de justesse à une embuscade tendue par des hommes armés non autrement identifiés, c’était sur le tronçon routier MATEMBE-ALIMBONGO à environ 100Km de BUTEMBO sur axe routier BUTEMBO-GOMA
Le 7 novembre, de 2H00 à 4H00, dans la localité de BINGI, une alliance MAYI-MAYI et FDLR a attaqué la position FARDC avec comme bilan, 4 assaillants tués et 1 élément FARDC. Une épouse d’un militaire avait été atteinte par balle et grièvement blessée puis dépêchée à l’hôpital de KAYNA.
Dans la nuit du 7 au 8 Novembre, à MIRIKI (sud-ouest de Lubero) un bandit présumé FDLR a été attrapé en flagrance de vol et tué par la population. La psychose règne dans cette localité à cause de la crainte de représailles par les autres éléments FDLR
A OICHA, chef lieu du territoire de BENI, 3 élèves ont été enlevés sur la route de retour de l’école le 7 novembre, ils ont été conduits vers Butembo à bord d’un minibus où se trouvaient 6 hommes et 4 armes. Ils ont été relâchés en cours de route. Grace à différentes intervention ils ont été ramenés dans leurs familles respectives à OICHA 48h00 après
A BUTEMBO les FARDC ont maitrisé 3 bandits qui avaient 2 armes AK47, c’était le dans la nuit 7 au 8 Novembre
Plus de 15 cambriolages des maisons par des hommes armés ont été rapportés à Beni-Ville, Beni territoire et à LUBERO au cours de la semaine du 2 au 9 novembre (source : SECURITE MONUSCO)
Un affrontement a opposé les FARDC aux MAYI-MAYI du Général LAFONTAINE le 4 novembre à KAMANDI (sud-est de KIRUMBA)
Du 1er au 2 novembre ce sont les FARDC qui ont attaqué une position des MAYI-MAYI à PITAKONGO (Sud-est de LUBERO)
Toujours dans la nuit du 1er au 2 novembre c’est une patrouille des FARDC qui est tombé dans une embuscade tendue par les MAYI-MAYI à MBUGHAVINYWA. Un élément FARDC y aurait trouvé la mort
Le 2 novembre, à KAGHULI-Lac, à 14H00 2 éléments de la PNC ont été enlevés par les MAYI-MAYI puis relâchés le lendemain
A LUNYASENGE, sud-ouest de LUBERO, il y a recrutement des jeunes par le M23 moyennant 50$US (Source: PNC)
 Une alliance est entrain de se nouer entre le groupe URDC (Union pour la Restauration de la Démocratie au Congo) du général autoproclamé Hilaire basé dans les massifs du Ruwenzori et le graben d’une part et les MAYI-MAYI du général la Fontaine d’autre part. Une rencontre entre ces deux chefs a eu lieu la semaine passée à BUNYATENGE (Source : RFI/Swahili)
En localité de MASEREKA, les MAYI-MAYI du Colonel BOZI sèment terreur et insécurité, c’est surtout sur l’axe KIPESE-MUBANA. Sur le même axe les FARDC positionnées dans le village KITAKI rançonnent la population en exigeant 200FC à tout piéton, 500FC aux vélos et 1000FC aux motos.
Toujours au sujet des FARDC, en localité de MWENYE, ouest de BUTEMBO, ne pas participer au « SALONGO » programmé par ceux-ci entraine le payement des amandes exorbitantes
3 EAFGA armés sortis du groupe du colonel MUHAMBALYAKI (cote est du lac Edouard) sont détenus par les FARDC à KYAVINYONGE depuis le début de la semaine passée
Après MAMBASA, district de l’ITURI où les MAYI-MAYI SIMBA de Morgan ont brulé des gens vifs, le vendredi 9 novembre 6 hommes dont deux en tenue militaires FARDC avec deux armes fait incursion dans la localité de KABWEKE en groupement de BASWAGHA-MADIWE (ouest de BENI, à plus ou moins 100Km) et ont brulé vifs deux hommes pour n’avoir pas donné l’argent recherché. Les bêtes d’élevage ont aussi été pillées à cette circonstance. Les deux victimes ont été évacuées sur BENI à l’hôpital général de référence pour des soins appropriés. En produisant ce sitrep une des victimes a rendu l’âme à cause du degré de brûlure.

  • Observation:
La criminalité et les violations des droits de l’homme deviennent inquiétantes contrairement aux jours passés. Cette recrudescence d'un insécurité se repends  sur les deux territoires de BENI et LUBERO ainsi qu'es villes de BENI et BUTEMBO. Nous en appelons à votre vigilance.
 Pour EADEV

L'enlisement de la situation sécuritaire dans le territoire de Beni


Les incidents sécuritaires ne font que se multiplier et persister dans tous les axes de notre intervention. Après  MAMBASA, district de l’ITURI où les MAYI-MAYI SIMBA de Morgan ont brûlé des gens vifs, le vendredi 9 novembre 6 hommes dont deux en tenue militaires FARDC avec deux armes  ont fait incursion dans la localité de KABWEKE en groupement de  BASWAGHA-MADIWE (ouest de BENI, à plus ou moins 100Km) et ont brûlé vifs deux hommes pour n’avoir pas donné l’argent recherché. Les bêtes d’élevage ont aussi été pillées à cette circonstance. Les deux  victimes ont été évacuées sur BENI à l’hôpital général de référence pour des soins appropriés. En produisant ce rapport une des victimes a rendu l’âme à cause du degré de brûlure.
Une victime succombé des blessures de brûlures à Kantine

Une victime de kantine brulé vif par le FARDC
Cette localité est réputée pour sa richesse du sous-sol. Pour des assaillants et pour tout bandit averti il est supposé que toute personne se retrouvant dans cette contrée doit avoir soit de l’argent ou alors des minerais prêts  à être évacués sur le marché. L’ironie du sort est que ces deux victimes faisaient plutôt le champ et ne possédaient aucun sous sur eux. 
Après hésitation de leur bourreau pour libérer l’argent ces derniers ont pris des étoffes qu’ils ont entouré sur leurs victimes puis du feu pour finir avec eux. La victime survivante ne sait pas par quel miracle elle a eu  la vie sauve malgré la brulure au niveau de l’abdomen.
Un rescapé d'une pratique barbare des FARDC à Kantine

Toujours à CANTINE, pas plus tard qu’hier mardi 13 novembre, après la mort d’un élève de la place, mort qualifiée par les autres élèves comme due à la sorcellerie, une altercation s’est produite entre les élèves  et la famille du présumé sorcier au point de voir les éléments de l’ordre intervenir (PNC). Malheureusement, comme dans la plupart des cas, ces derniers ont tiré à balles réelles sur la foule des élèves avec comme  bilan 3 élèves tués et 9 blessés grièvement dont l’état reste critique. Deux de ces blessés, tous des garçons, viennent d’être évacués ce matin sur BENI pour des soins appropriés. L 'un d’eux a été atteint au niveau de la mâchoire supérieure (sérieusement atteinte) et l’autre a un problème de rétention de la balle au niveau de la cuisse. La tension reste perceptible dans cette localité.
Nous en appelons à tous les porteurs des armes que le caractère sacré de vie est à respecter. Que les autorités militaires ne soient pas perdues de vue de leur rôle aux côtés des populations civiles. Nous condamnons formellement l'action de représailles contre les enfants, alors qu'ils sont sensé être protegés par les adultes et surtout la polices et l'armés.
Communication EADEV
Augustin VWALUMA
Président

26 octobre 2012

L'enjeu et le défis de la situation sécuritaire en territoires de Beni et Lubero pour l'action EADEV


Evolution du contexte dans notre rayon d'action

L'Est de la République Démocratique du Congo, particulièrement le Grand Nord a été au courant de la semaine du 15 au 23 Octobre, le théâtre de faits d'insécurité grandissante.
Le phénomène chronique du banditisme et exactions que vivent les populations dans cette partie du pays, notamment des cambriolages des maisons, des enlèvements, des viols et des meurtres causés par les hommes en armes est remarquable, non seulement en ville de Beni et  Butembo, mais aussi dans tous les axes de nos interventions.
Outre cette situation, cette zone a vécu dans la même période, la naissance de plusieurs mouvements groupes armés très actifs avec des objectifs différents. 
Sur l'axe Beni-Mutwanga, vient de naître un mouvement politico-militaire, dénommé URDC(Union pour la Réhabilitation au Congo) basé dans les montagnes de Ruwenzori et dans le Graben en territoire de Beni. Il est formé par des déserteurs de FARDC, issu de l’APC, ancienne branche armée du RDC-KML, intégrée aux forces loyales lors des accords de paix inclusifs en 2004. Ce mouvement  revendique la démocratie en RDC, la vérité des urnes, le social des militaires et du peuple congolais.
En territoire de Ruthsuru, sous contrôle du M23 depuis le mois de juin, un groupe armé vient de se mettre en place  dénommé  R.U.C "Résistance pour l'Unité Congolaise".Ce dernier dès sa création, a déclarer la guerre au M23 de suite de l'impuissance de l'armée loyale de venir en aide des population sous l'emprise barbare du M23.
Au sud de Lubero, en territoire de Walikale, le groupe mai-mai "Raiya Mutomboki"qui signifie"Peuple en colère",très actif dans ce territoire, vient de renforcer son dispositif militaire et adopter un changement d'appellation en "Raiya Mukombozi" qui signifie" Peuple de libération". Ce groupe mène des attaques contre le FDLR également en action dans toute la partie sud de la province du Nord-Kivu.
Un groupe mai-mai à Walikale
Cette recrudescence de formation des groupes  armés sème une terreur insupportable dans les populations vivants dans ces contrées, qui ne leur permet plus de vaquer normalement à leur activités champêtres,et par ricochet une oisiveté persiste qui accentue la vulnérabilité des populations déjà meurtris. 






 Les cas recensé par nos équipes d'évalutions ont été surtout de la nuit de jeudi 18 Octobre qui a été très cauchemardesque pour les habitants de MANZIKO et NGUMO, localités situées aux environs de la localité de KABASHA à environ 19 Km de Beni. Plusieurs maisons ont été systématiquement pillées par un groupe de 5 hommes en tenues militaires et porteurs d’armes à feu et ont également violé une femme enceinte. Cette dernière suit des soins appropriés au centre de sante de KABASHA.
 Le vendredi 19 Octobre, a 21heures 30, des hommes en arme non autrement identifiés ont enlevé trois prêtres assomptionnistes qui suivaient la télévision dans leur couvent à la paroisse Catholique de MBAU, a 20 km de Beni. Ils ont été  amenés vers une destination inconnue jusqu'à nos jours.
Eglise de notre dame des pauvre à Mbau
   
















©     Analyse et incidence sur nos programmes et sur nos bénéficiaires :
Les faits tels que le déplacement massif des populations et la présence des groupes armées dans des montagnes de Ruwenzori et le Graben pourrait beaucoup faire dégrader la situation de ces milieux.    Pour les populations du secteur de MBAU, beaucoup d’enfants risquent d’abandonner l’école à cause des déplacements des parents. Quant a ceux de Ruwenzori, la présence des éléments de l’URDC  non seulement déstabilise le milieu mais surtout ils  recrutent des enfants dans leurs rangs.                          D’où la vulnérabilité de nos bénéficiaires est en croissance et un risque de dispersion des bénéficiaires que nous étions entrain de suivres.
D’une manière générale il y a dégradation de la situation par rapport aux semaines écoulées. Ce qui explique les activités urgentes que nous menons en ce moment, notamment:
   
ü   Sur 15 nouveaux cas d’enfants sortis des Forces et Groupes armes dans le secteur Beni et Lubero, 9 ont été réunifiés avec leurs familles. Pour certains, nous sommes en phase de recherche familiale, par contre pour d’autres, nous faisons la médiation avec leur famille.
ü Nous  travaillons actuellement avec la MONUSCO pour le screening des recrues a l’aéroport de MAVIVI  avant leur embarcation vers KISANGANI pour la formation militaire. Sur un total de 160 recrues, 5 ont été vérifiés mais non certifiés comme encore mineurs pour intégré l'Armée.
ü  Nous continuons notre vigoureuse Plaidoirie  pour sortir 4 enfants EAFGA des mains des FARDC basés à RUGHENDA à Butembo
ü  Nous venons encore d'accueillir 3 enfants sortis des Forces et groupes armés au sud de Lubero qui seront bientôt réunifiés par CICR(Comité International de Croix Rouge), notre partenaire de réunification. 
ü  Le cas déplorable reste celui de l’enfant SUDEISI KASIMU UMARU d’origine Ougandaise qui vient de faire 6 mois dans nos  FAT(Famille d'Accueil Transitoire à BENI. Cet enfant a très peu de chance d’être réunifié par le CICR, en charge pour des cas des enfants étrangers. Nous sommes entrain d'étudier une autre alternative car  sa prise en charge n'est plus financé.

DPT de communication EADEV-DRC 

29 septembre 2012

EADEV Initie une vérification et une sortie des enfants au sein de l'Armée loyale de la RD.Congo


  • Circonstance de sortie de 4 enfants au sein des recrues des FARDC à Beni-OZACAF

Lancée depuis juillet 2012 à BENI par le major NDAKALA, la vaste campagne officielle de recrutement des jeunes au sein des FARDC, jeunes dont l’âge est supposé compris entre 18 et 25 ans, se porte bien comme initiée par le gouvernent. Celle-ci  a été généralisée sur les autres contrées du Grand Nord, entre autre en territoires et ville de BENI et BUTEMBO ainsi que qu'à LUBERO.

Au vu des risques de voir les mineurs être assimilés aux adultes par les chargés de cette activité officielle selon le gouvernement au motif de gonfler leurs effectifs, toutes les Association de protection de l'enfance(APE) ont été placées sous une mobilisation totale  en vu d'une vérification des cas avérés. C’est à ce titre que EADEV a été alertée par un parent qui venait de voir son fils mineur MUHINDO MUYISA PATRICK, 17 ans d’âge, pris par les FARDC (incident rapporté comme cas MRM sur fiche MRM SEPTEMBRE).

Malgré nos sensibilisations , d’autres cas des mineurs ont été accueillis  dans les structures de recrutement de FARDC, qui ont été confirmés par le médecin chargé des tests médicaux pour aptitude physique, constatant discrètement le fait.

En équipe avec la MONUSCO section Child Protection,  et sur rendez-vous des FARDC, EADEV a procédé au screening des troupes (toutes les recrues) de la ville de BENI, en date du Mercredi 26 Septembre au niveau de l’OZACAF, Etat major FARDC. Verbalement, selon le Major NDAKALA, quelques 350 éléments devaient répondre à ce rendez-vous mais curieusement nous avions enregistré 285 candidats.
Après un échange de sensibilisation pour notre objectif avec les autorités FARDC, nous sommes passé à la vérification des éléments nous présentés. 6 cas dont une fille ont été certifiés, il s’agit de :
1. KAKULE MBEKE SAIDI, G, 17 ANS
2. MUHINDO KYAMUNDU PAINIYA, G, 17 ANS
3. KAMBALE KITAVALI CHARLES, G, 17 ANS
4. KAMBALE KAUBI JOSPIN, G, 17 ANS
5. MUHINDO NGALYAVUYIRA MOISE, G, 17 ANS et
6. KAVIRA CECILE CLARISE, F, 16 ANS
A notre déception, pendant que toute la logistique était prête pour la séparation et le retrait de ces enfants, du coté FARDC, le Major avait refusé de nous  donner ces enfants en promettant nous les rendre le lendemain, soit le jeudi 27 septembre.  Le jour  du rendez vous convenu, à notre présentation à l’OZACAF, le Major nous a rendu que  3 enfants  à savoir : KAKULE MBEKE SAIDI,  MUHINDO KYAMUNDU PAINYA, KAMBALE KATAVALI CHARLES.
A la question de savoir la destination de trois autres, il a été dit qu’ils venaient de s’évader. Dès  notre sortie  l’enfant KAMBALE KAUBI JOSPIN  s’est arrangé  pour sortir de sa cachette et nous suivre jusqu’au bureau.
Après délibération, nous avions décidé d’accueillir ce dernier avec les autres sortis officiellement.  C’est cet enfant Jospin qui  nous a révélé que, beaucoup de ses camarades ont  été sommés et intimider pour se cacher  enfin de ne pas être visibles à notre visite. Il précise qu’il serait environs une  dizaine d’enfants  qui sont là avec une consigne sevère de se cacher à la vue de tout visiteur et surtout les humanitaires.
KAVIRA CECILE CLARISE et MUHINDO NGALYAVUYIRA MOISE sont donc resté détenus à la Base militaire de l’OZACAF. A ces deux nous pouvons ajouter MUHINDO MUYISA PATRICK et beaucoup d’autres enfants qui ne nous avaient pas été présentés.
Nous sommes inquiets de la situation de cette jeune fille Kavira Cécile, qui court le risque d’être soumise à une exploitation sexuelle dans cette Base militaire.

A l’enregistrement de vérification des cas dans la Base , nous avons pu constater un grand nombre de jeunes qui circulaient dans nos alentours qui ont l’air d’être encore mineurs, mais à nous n’avons pas eu accès par une confirmation gratuite qu’ils étaient adultes..
  • Conclusion et suggestion
La présence des mineurs parmi les recrues FARDC n’est plus à démontrer, le monitoring doit pouvoir continuer. Si pour le premier échantillon de BENI où il y a la MONUSCO et les APE nous dénombrons autant d’enfants, la situation peut être inquiétante au niveau des deux territoires de BENI et LUBERO.
Que le groupe de travail 1612, le sous cluster protection de l’enfant sous le lead de l’UNICEF prennent des contacts avec les FARDC pour les remettre à la raison. Aussi, avec ce système de cache-cache beaucoup d’enfants vont échapper à notre contrôle. Ainsi il est indispensable d’organiser d’autres screening des troupes avant embarcation pour le centre de formation et que les APE présentes dans les localités où se fera la formation aient à leur tour accès aux troupes.
A notre niveau, les 4 cas certifiés et pris en charge doivent être réunifiés dans un bref délai, malheureusement ils sont tous venus des localités lointaines, KIRUMBA, KANYABAYONGA et ailleurs, ce qui dépasse pour le moment notre capacité d’agir faute d’appui financier de l’UNICEF. Comme l’activité doit s’étendre sur d’autres sites tels  que LUBERO et ailleurs nous risquons d’être débordé dans un proche avenir.

 Département de communication EADEV
 Fait à BENI, le 28 Septembre 2012 











19 septembre 2012

Les clubs d'enfants de Beni convaincus de l'éducation à la citoyenneté selon la vision KORCZAK

Pour la deuxième phase des activités du programme d'appui à l'éducation à la citoyenneté, programme Roi Mathias dédié à l'année Janus Korczak-2012, les clubs d'enfants du gouvernement Roi Mathias à Beni, veulent intensifier leur action de sensibilisation à la prise de connaissance approfondie de leur droits. Ils ont définit une stratégie,de prise de parole à travers des émissions radio en ville de Beni en vu d'une large sensibilisation  des enfants et jeunes sur l'importance et la place de l'école pour leur avenir.
Les intervenants sur la toile se sont constitués en groupe de quatre jeunes enfants, dont 3 jeunes filles et un garçon, à savoir:
Trésor SIWAKO : Facilitateur
Lucie KAHINDO : Intervenant pour la question des Parents
Diane KAVIRA : Intervenant pour la question des enfants
Daniella MUKOKYA : Intervenant pour la question des autorités scolaires.
Equipes des  intervenants

















L'intervention à la radio prévoit des émissions axées  sur trois thèmes, notamment :
©  La scolarité, un droit pour tout enfant à saisir,
© Le rôle des parents dans l'accompagnement scolaire de leurs enfants,
© La relations entre enfants et autorités scolaires
Pour une période d'un mois, les jeunes ci-haut présentés, s'exprimerons sur la Radio télévision Rwenzori( RTR) qui leur permettra d' atteindre plus au moins tous les jeunes enfants du territoire de Beni. Cette radio a été choisie non seulement, pour sa proximité et sa puissance d'émission qui arrose quasiment tout le territoire, mais aussi c'est la mieux suivi et préférée par la population du territoire entier.
  • La scolarité, un droit pour tout enfant à saisir
Prenant la parole pour la première émission à la radio des enfants du roi Mathias, le facilitateur Trésor SIWAKO, explique l'éducation aux enfants comme étant un droit conformément à la convention internationale des droits des enfants(CIDE).  Selon l’article 37 de la dite convention, chaque enfant  a droit à la scolarité. Celle-ci devrait être gratuite et accessible à tous, au moins dans le primaire. L’éducation est en outre une condition indispensable pour bénéficier d'autres droits humains explique-t-il.
Tenu d'émission radio locale à Beni par les jeunes enfants du roi Mathias


















Poursuivant son allocution, Trésor insiste sur le fait que: Notre avenir dépend à 99% de l'éducation scolaire que nous pouvons obtenir aujourd'hui et qui reste notre droit. Nous ne pouvons construire notre société avenir que pas des outils que nous pourrons recevoir de notre formation scolaire, professionnelle. 
Aujourd'hui, plusieurs enfants et jeunes ne vont pas à l'école pour des multiples raisons, dont  souvent par l'ignorance de l'importance de l'éducation scolaire dans leur vie. La plupart des raisons restent:
parce qu’ils sont obligés de travailler;
parce qu’ils sont enrôlés dans des forces armées;
parce que leur famille n’a pas les moyens de leur payer les frais scolaires;
parce que la discrimination  les empêchent d’accéder à un enseignement digne de ce nom;
parce qu’ils subissent des violences à l'école.
  • L’accompagnement et les rôles des enfants dans le programme scolaire des enfants:
Mademoiselle Lucie KAHINDO, 16 ans, intervient pour présenter les responsabilités qu’ont les parents dans la processus de scolarisation et l'accompagnement tout au long de l'année, dès la rentrée scolaire, afin d’espérer à une éventuelle réussite pour leurs enfants à la fin de l’année, car dit-on, le début annonce la fin. Ces responsabilités ont été résumées de la manière suivante :
Préparer  moralement et matériellement  les enfants en vue d’une bonne rentrée scolaire
Inscrire personnellement leurs enfant afin de savoir les établissements scolaires où ils étudient, leurs niveaux d’études, les frais à payer au courent de l’année ; car dit-elle, ces éléments précités échappent souvent le contrôle de certains parents.
Faire un suivi régulier et permanent de l'évolution de l'enfant à l'école par une communication et un dialogue franc avec les gestionnaires des écoles. 
Contrôler  l’évolution des enfants dans leur application en les aidant dans  leurs devoirs à la maison, aussi avoir la culture de consulter les journaux de classe des enfants pour se rendre compte de sa régularité
  • La responsabilité et devoir des enfants dans le programme scolaire
 Pour sa part, Mademoiselle Diane KAVIRA, 15 ans en prenant le micro de la radio,pense interpeller les enfants sur le fait de:
Trouver dans leur éducation une garantie pour leur avenir étant donné que le monde actuel, dans son évolution, donne plus de chances à ceux qui ont étudié qu’aux illettrés
 Fournir plus d’efforts dans tous les cours pour échapper aux tentatives de corruption et du harcèlement sexuel causés à leur égard
 Respecter les règlements scolaires, les autorités et modeler leur comportement pour ne pas s’attirer d’ennuis à l’école
Ne pas être trop exigeant dans la demande des fournitures scolaires, mais de tenir compte de la situation financière de leurs parents
  • Les responsabilités des autorités scolaires
En ce qui les concerne Mademoiselle Daniella MOKOKYA, 17 ans, elle a juste formuler ses recommandations aux enseignant et toutes les autorité scolaire en ce terme :
D’abolir toutes les punitions ne cadrant pas avec le règlement d’ordre intérieur et avec les droits des enfants, la corruption, le harcèlement sexuel fait aux enfants aussi bien que les pratiques liées è la consommation de la drogue au sein des écoles devenues généralisées  par les élèves
De garantir un environnement protecteur  pour mettre les enfants à l’abri des maladies et autres dangers relatifs à la construction des locaux
Mis en place des bibliothèques accessibles aux élèves et aux enseignants pour permettre une actualisation de la matière à apprendre et une culture générale 
Considérer les élèves comme leurs propres enfants et non comme leurs protagonistes
Les intervenants dans la salle de la radio RTR

Pour une expression libre des enfants à travers une radio locale de la ville de Beni, il est un moment crucial pour les enfants, réunis dans les clubs d'enfants, gouvernement du petit Roi Mathias dans la prise de conscience de leur droits. Le chois porté sur le thème de l'éducation scolaire a été fait par les enfants eux même, vue l'importance de l'éducation scolaire dans leur vie future. Après toutes ces interventions, le débat a été orienté vers l’explication aux autres enfants de la communauté de l’importance de faire partie d’un club d’enfants  comme cadre d'échange et connaissance approfondie de leur droits.Il a été pour ce fait rappeler que le club d’enfants est un regroupement d’enfants organisés pour la défense de leurs droits et la connaissance de leurs devoirs au sein de la société dans les limites envisageables de matérialisation.
Il s’en est suivi d’une interpellation aux enfants de la ville de Beni de ne pas rester passifs alors que leurs droits sont en souffrance dans notre communauté, mais de contribuer pour le respect de ces derniers.
Pour EADEV
Jaques NAKASILA
Responsable d'atelier Roi Mathias







12 septembre 2012

EADEV s'implique dans la rentré scolaire 2012-2013

Enfants pour l'Avenir et le Développement, EADEV, à travers son programme d'appui à l'éducation nationale, en partenariat avec Save the children, vient en aide à des milliers d'enfants défavorisés  ayant été affectés par des conflits armés en territoire de Lubero. Cette action s'inscrit dans le programme dénommée PAMOJA,qui signifie : "Tous ensemble pour l'éducation de nos enfants".
Bien que la loi congolaise pour la gratuité de l'école primaire pose encore de problème d'application, cette année EADEV s'implique activement comme tous les ans dans la rentrée scolaire 2012-2013 en faveur des enfants en situation difficile dans le territoire de Lubero, rayon.
C'est depuis le début du mois de septembre que les animateurs EADEV du programme éducation distribuent les fournitures scolaires gratuitement aux enfants ciblés par ce programme. Il prévoit appuyé 200 enfants vulnérables.
Les enfants de l'école primaire lubero reçoivent des fournitures scolaires

















Pour la rentrée 2012-2013, notre action se penchera également sur le renforcement de la sensiblisation à la scolarisation des enfants dans l'objectif de faciliter l'accès à la scolarité primaire comme droit pour tous les enfants en âge scolaire.
La stratégie définie est celle d'une sensibilisation porte à porte, en vu de s'assurer que le message est bien compris par tous les parents dans les ménages.
Sensibilisation sur le rôle de l'école pour les enfants 

















A travers cette stratégie porte à porte dans des ménages, en impliquant les réseaux communautaires, les comités des parents et des enseignants, les écoles primaires dans le territoire de Lubero pourront doubler leur effectif en cette année 2013.
Sensibilisation dans un menage à Lubero en septembre2012

















Certes, les difficultés restent énormes pour rendre effectif cet objectif basé sur la loi congolaise et de la convention internationale des droits des enfants de gratuité scolaire au niveau de l'école primaire en République Démocratique du Congo. Le programme d'éducation nationale en RD.Congo connait depuis plusieurs décennie de sérieux problèmes d'infrastructures scolaires avec des dispositifs d'accueil  d'un grand nombre d' enfants écoliers. Le manque d'infrastructure scolaire  et l'état actuel des ceux qui existent constituent une entrave sans doute du non accès à la scolarité des certains enfants dans des villages les plus reculés. 
Les écoliers de l'école primaire dans une salle de classe
Une école primaire à Kipese
















Le problème d'infrastructure est réel pour le programme national d'éducation, qui corollaire avec un problème de la qualité d'enseignement, qui s'explique par la formation des enseignant, la non existence du salaire pour les enseignants. 




Pour EADEV
DPT de communication


11 septembre 2012

Conférence débat des enfants sur le système éducatif en RD.Congo

Dans la continuité des activités dédiées à l'année JANUSZ KORCZAK-2012, sous le haut patronage de la division de l'Enseignement primaire et secondaire l’ONG EADEV avec les jeunes enfants du parlement d’enfants de Beni ont animé une conférence débat, au cours de la quelle, les jeunes enfants ont questionné le monde adultes tout en essayant d' éveiller la conscience de toutes les parties prenantes dans le système éducatif pour remettre en question la pertinente inquiétude autour de ce qui a d’ailleurs mérité le thème du jour à savoir, « Le système éducatif actuel dans la ville et le territoire de Beni tel que vu par les enfants ».
Le jeune enfant, président du parlement d'enfants de Beni en plein exposé

Voici les moments forts qui ont marqué cette conférence: C'était le samedi 21 juillet 2012, sous la pelouse de l'hôtel l’HOTEL LA REFERENCE que le Parlement d’enfants de la ville de Beni a animé  une conférence débat, et cela devant des autorités administratives, des gestionnaires d’écoles primaires,  secondaires ainsi que de celles des institutions universitaires. Le thème de cette rencontre  a tourne autour du  thème ci-haut indiqué.
Les participants à l'ouverture de la conférences par les enfants
















Pour décortiquer le thème prévu,trois points étaient inscrits à l’ordre du jour, a savoir :-Les points positifs du système éducatif dans la ville et Territoire de Beni
-Les défis actuels de l’éducation scolaire
-Amendements et observations exprimées des enfants.

Les participants à la conférence des enfants de Mathias à Beni

Apres avoir définit le mot éducation selon  différents auteurs et déterminé les cibles qui ne sont autres que des enfants ou des apprenants, les conférenciers ont commencé par louer des efforts du Gouvernement Congolais pour l’encadrement des élèves. Ils n'ont pas oublié de rappeler la bonne volonté des dirigeants congolais qui viennent de promulguer une loi de la gratuité de l'école primaire, malgré les conditions d'éducation déplorable dans certaines écoles de la Région.

S’agissant  du deuxième point, celui en rapport avec le constat négatif de notre système d’enseignement, les conférenciers ont entre autre soulevé :
-Le manque des bibliothèques dans beaucoup d’établissements de la place handicapant ainsi l’expansion intellectuelle des élèves,
-La prolifération d’écoles à travers la ville, poussant des élèves a des facilités,
-Le manque d’un personnel qualifie dans bon nombre d’écoles favorisant ainsi le rabais de l’enseignement.
-Le manque de matériel didactique faisant que nombreux enseignants ne se limitent qu’a la théorie,
-Le manque de motivation pour le personnel enseignant qui est alors obligé, pour nouer les deux bouts du mois, à dispenser cours dans plusieurs écoles de la place,
-Des punitions corporelles allant à l’encontre du Règlement d’ordre intérieur et des droits de l’enfant en général

Dans des recommandations formulées, pour  l’intérêt supérieur de l’enfant et le développement du système éducatif du pays, chaque acteur de l’enseignement a été invité à prendre à cœur son travail et, aux élèves, d’éviter des facilités avec le système migrateur.  
Apres cet expose combien clair, le D.G (Directeur General) de l’ISP (Institut Supérieur Pédagogique) a remercié les enfants d’avoir pris, pour une première fois en ville de Beni, une telle initiative d’interpeller la  crème intellectuelle et le monde adulte pour la sauvegarde de l’enseignement éducatif, clé de leur avenir.
Il a, par la même occasion, retracé à l’intention des interlocuteurs, l’origine du déclin de l’enseignement en RDCongo. Ses racines dateraient de 1970, période coïncidant avec la révolte des étudiants au cours de laquelle ceux de KINSHASA ont été enrôlés dans l’armée par le feu Marechal MOBUTU.
Le DG de L'ISP dans son allocution
Le second intervenant, le Président du Syndicat des Enseignants des écoles du Congo (SYECO), tout en enrichissant les idées de son predecceusseur, a proposé des pistes de solution pour la sortie de cette impasse dans laquelle se trouve actuellement plongé notre système éducatif. Puis d’ajouter, qu’a la prochaine rentrée scolaire (2012-2013), suivant un arrêté ministériel de l’Enseignement Primaire Secondaire et Professionnel, (EPSP), déjà en vigueur, les représentants d’élèves seront désormais  associes a la gestion et a la prise des décisions au sein des écoles et cela à tous les niveaux

Commencée à 14h10, la conférence débat s’est clôturée à 15h30, et cela a la satisfaction de tous les participants évalués à 80 personnes dont 44 adultes (33 hommes et 11 femmes) et 36 enfants (20 garçons et 16 filles) .                                                            

Pour EADEV-DRC, Jacques NAKASILA, Responsable ateliers Roi Mathias







31 août 2012

Le respect des droits des enfants en RDCongo un défit majeur à relever

Depuis plus de quinze ans, la partie Est de la République démocratique du Congo (RDC) vit dans une insécurité permanente, entretenue par de nombreuses milices locales et étrangères. Depuis avril dernier, la situation s’est empirée avec l’entrée en scène d’un nouveau groupe rebelle, “le Mouvement du 23 mars” (M23), bénéficiant du soutien militaire du Rwanda voisin, selon les experts des Nations unies.
Ce conflit a engendré plusieurs conséquences  humanitaires préoccupantes. Depuis le début du conflit, environs 500.000 vies humaines  sont en déplacement à l'intérieur du pays et particulièrement à l'Est sans assistance adaptées selon les derniers rapports des ONG humanitaire à Goma.
 En dépit de diverses dénonciations et condamnations des présumés auteurs dans cette fragilisation de la paix en RD.Congo, les populations civiles congolaises ne font que subir malgré une forte présence de la force des Nations Unies, une humiliation la plus épouvantable sans savoir sur quels saints se vouer.
D'aucun doute que dans une pire situation que celle  en RD.Congo actuellement, ce sont les enfants et les femmes les plus vulnérables. S'il faut le rappeler, la RD.Congo a marqué la dernière histoire par son taux de criminalité dans la violence sexuelle faite aux femmes. Le monde entier a officiellement reconnu la violence sexuelle faite aux femmes en RD.Congo  comme étant une "Épidémie".
Par ailleurs, si le respect des droits humains est loin d'être respecté en RD.Congo,la situation de protection des enfants et  la  promotion de leur droit, pendant ou après les multiples guerres en RD.Congo, est une question quasiment oubliée par les autorités ayant  en charge cette responsabilité.
A l'Est du pays notamment dans les Kivus, depuis le déclenchement du conflit armé entre l'Armée loyale et le M23 en avril dernier, le recrutement forcé des enfants dans les forces et groupes armé, l'une des pires crimes de guerre et crimes contre l'humanité a repris dans plusieurs localités et entretenu par les auteurs des conflits armés.

Au mois de juillet, dans la région de Bunagana, près de 200 enfants ont été enlevés par les groupes armés et ont été forcés à se battre à leur côtés a confirmé l'ONG Wold vision.
Selon nos sources de vérification sur le terrain.
Dans le même mois juillet, un jeune mineur de 14 ans a été victime du recrutement forcé intervenu dans son village à Rugari  et témoigne : Nous étions le soir à la maison, soudain, des militaires avec des armes se sont improvisés dans notre quartier et demandé à tous les garçons de ne pas bouger, sinon, on pourra tirer dans le dos. Nous étions 8 garçons restés immobiles, et ces militaires nous ont demandé de passer devant leur lignes, puis ils nous ont ordonnés de marcher avec eux en nous faisant transporter des cartons et des armes. Arrivé à leur Base, ils nous dit qu'ils avaient besoin de nous jeunes pour libérer le Congo. C'est la que j'ai réalisé que je vais être militaire contre ma vocation. Dix jours plus tard, j'ai tout fait pour m’évader quand il était mon tour d' aller chercher de l'eau à la source, profitant de l' état d'ivresse de tous les militaires de garde étaient.
Selon nos sources directes sur le terrain indique que, dans le territoire de Beni, dans le graben, sur l'axe ISALE, il s’effectue depuis juillet- août courant, un recrutement d'enfants par des éléments déserteurs issus de l'APC, l'ex branche armée du RDC/KML. Il y aurait environs 50 enfants dans ses rang militaires. Dans le sud de Lubero, vers Vurondo, une activité de recrutement d'enfants est entrain d'être réalisée,depuis août, par un groupe mai-mai de KIRURUKUKU. Envions 60 enfants sont signalés dans ses rangs.
Nous en appelons à la responsabilité des autorités militaires dans une flagrance comme celle la, qui va à l'encontre avec le principe de la convention internationale des droits des enfants(CIDE), pourtant ratifié par la RD.Congo. Il serait souhaitable que les autorités politico- militaires travaillent dans une étroite collaboration avec les associations de protection des enfants en vu de libérer ces enfants recrutés  le plutôt possible pour une prise en charge transitoire dans les structures habilitées. L'enfant n'a pas sa place dans l'armée plutôt dans sa famille et à l'école, ne cessent de le rappeler le président de l'Association EADEV.

EADEV-DRC
Augustin V 
Président